Chercher « rencontre célib » ramène presque toujours la même page : un visuel, un formulaire, un bouton d’inscription. Ce qui n’est jamais affiché à cet endroit, c’est le contrat que le clic déclenche — sa durée, son renouvellement, sa fenêtre de sortie. Ce guide prend le problème par l’autre bout. Il ne classe pas les sites, il lit ce que les plateformes écrivent elles-mêmes dans leurs conditions d’utilisation, le confronte à ce que le code de la consommation impose, et sépare les trois usages que la requête confond : la rencontre sérieuse, la rencontre coquine ou libertine, la rencontre discrète et mature. Le prix, la clause de rétractation et le risque de faux profil ne sont pas les mêmes dans ces trois cas.
« Rencontre célib » : ce que la requête recouvre vraiment
Derrière ces deux mots cohabitent trois marchés qui n’ont ni la même économie ni les mêmes clauses. Le premier vend de la relation durable : abonnements longs, engagement de plusieurs mois, argumentaire de mise en relation. Le deuxième vend de l’accès immédiat à une communauté coquine ou libertine : offres courtes, crédits, exécution du service dès l’inscription. Le troisième vend de la confidentialité à un public souvent plus âgé ou déjà engagé ailleurs : le produit réel, ce sont les réglages de visibilité et la discrétion de la ligne de facturation. Un même mot-clé, trois contrats différents.
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La première page de résultats n’aide pas à faire cette distinction. Elle est occupée par des noms de domaine qui reprennent la requête à l’identique, par des annuaires de sorties géolocalisées et par des tunnels d’inscription. Ce sont des pages de service, pas des comparatifs : elles n’ont aucune raison de vous expliquer une clause de reconduction tacite, puisque leur objectif est le formulaire. Le lecteur arrive donc sur le marché de la rencontre sans jamais croiser l’information qui déterminera sa facture des douze prochains mois.
Trois modèles économiques se partagent le terrain. Le gratuit, financé par la publicité et l’exploitation des données, qui pose une question de consentement plus que de prix. L’abonnement à durée déterminée avec reconduction tacite, qui est le modèle dominant des grandes plateformes. L’achat de crédits à l’acte, plus lisible mais souvent plus cher à l’usage intensif. Chacun se sort différemment.
La grille de lecture de ce guide tient en quatre questions, à poser dans cet ordre : combien, sur quelles clauses publiées, par quelle porte de sortie, et avec quel risque de faux profil. La dimension locale — où sortir, où rencontrer près de chez soi — est traitée dans nos guides par ville et par région, qui restent le bon endroit pour ça ; elle n’est pas reprise ici.
Combien coûte réellement un abonnement, d’après les conditions publiées
Règle de méthode, annoncée d’emblée : les seuls éléments tarifaires cités ici sont ceux que les plateformes publient dans leurs propres conditions. Les montants relayés par les sites d’affiliation n’engagent personne, et pour une raison écrite noir sur blanc par les plateformes elles-mêmes.
Meetic indique dans ses conditions d’utilisation datées du 23/02/2024 que sa structure tarifaire varie selon le pays, la durée de l’abonnement, le canal de distribution, les offres spéciales et les promotions. Conséquence pratique immédiate : un « prix Meetic » affiché sur un comparateur est au mieux une capture d’écran datée, au pire une invention. Le seul prix qui vous concerne est celui affiché dans votre tunnel de paiement, avec votre pays et votre canal d’achat.
Le canal, justement, change à la fois la facture et la procédure de sortie. Tinder précise dans ses conditions mises à jour le 01/03/2026 que les achats effectués via un service externe — App Store, Google Play — doivent être annulés séparément, faute de quoi la facturation se poursuit. Supprimer l’application ne suffit pas ; Bumble écrit d’ailleurs explicitement dans ses conditions que la désinstallation n’entraîne pas la résiliation du compte.
Chez Wyylde, l’abonnement est décliné en durées d’engagement, la durée étant le paramètre qui fait varier le prix mensuel affiché. L’arbitrage est classique et rarement explicité : l’engagement long baisse la mensualité et augmente mécaniquement le coût d’une erreur, puisqu’il faut aller au terme ou respecter une fenêtre d’annulation pour ne pas repartir pour un tour.
| Plateforme | Renouvellement | Fenêtre d’annulation | Rétractation annoncée |
|---|---|---|---|
| Meetic | Automatique pour une période équivalente, sauf indication contraire à l’achat | Entre 24 heures après l’achat et au minimum 48 heures avant le renouvellement | 14 jours, mais l’usage vaut demande d’accès immédiat, avec remboursement au prorata |
| Tinder | Automatique jusqu’à résiliation | Annulation séparée obligatoire si l’achat a été fait via Apple ou Google Play | Remboursement intégral pendant les 14 jours suivant le début de l’abonnement (UE, EEE, Royaume-Uni, Suisse) |
| Bumble | Renouvellement en fin de période au prix initialement payé, sauf annulation | Avant la fin de la période en cours ; supprimer l’application ne résilie rien | 14 jours pour les abonnements mensuels ou plus longs, 6 jours pour les hebdomadaires |
| Wyylde | Clause de reconduction tacite sur tout abonnement payant | Au moins 48 heures avant l’échéance, depuis les paramètres d’abonnement | Écartée : l’utilisateur reconnaît que l’exécution débute avant l’expiration du délai |
Trois vérifications suffisent avant de valider un paiement : la durée d’engagement réelle, le prix appliqué au renouvellement — qui n’est pas toujours celui de l’offre d’appel —, et le canal par lequel vous payez, parce qu’il déterminera où vous devrez cliquer pour arrêter.

Reconduction tacite : la clause qui coûte le plus cher aux célibataires
La quasi-totalité des offres payantes du secteur fonctionnent en reconduction tacite. Wyylde l’écrit sans détour dans ses CGU de juillet 2025 : tout abonnement payant est assorti d’une clause de reconduction tacite. Meetic prévoit un renouvellement automatique pour une période équivalente sauf indication contraire au moment de l’achat. Bumble annonce un renouvellement au prix initialement payé en l’absence d’annulation. Le modèle n’est pas une anomalie, c’est la norme du marché.
Le contrepoids légal existe et il est précis. L’article L215-1 du code de la consommation oblige le professionnel à informer le consommateur par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, en faisant figurer la date limite de non-reconduction dans un encadré apparent. Meetic reprend d’ailleurs cette fenêtre dans ses conditions, en annonçant un courriel d’avertissement envoyé au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant l’échéance.
La sanction est le vrai levier, et elle est méconnue. Si cette information n’a pas été envoyée, le même article L215-1 permet au consommateur de mettre fin au contrat gratuitement, à tout moment, à compter de la date de reconduction. Les avances versées après cette date sont remboursées sous 30 jours, déduction faite des sommes correspondant aux services effectivement rendus. Autrement dit : un abonnement reconduit sans rappel écrit n’est pas un abonnement dont vous êtes prisonnier jusqu’à l’échéance suivante. Conservez le courriel de rappel, ou son absence — c’est la pièce du dossier.
Restent les préavis contractuels, plus courts qu’on ne l’imagine. Wyylde exige une annulation au moins 48 heures avant l’échéance. Meetic situe la fenêtre de résiliation entre 24 heures après l’achat et au minimum 48 heures avant le renouvellement. Un rappel reçu trois semaines à l’avance ne sert donc à rien s’il est lu la veille du prélèvement.
Le réflexe utile tient en une ligne : au moment de l’inscription, notez la date d’échéance dans votre agenda, avec un rappel une semaine avant. N’attendez pas le courriel de la plateforme.
Rétractation et résiliation : vos droits, et là où les plateformes s’en écartent
Le socle est connu : un achat en ligne ouvre un délai de rétractation de 14 jours. Meetic le reprend, et Tinder annonce pour l’Union européenne, l’EEE, le Royaume-Uni et la Suisse un remboursement intégral pendant les 14 jours qui suivent le début de l’abonnement. Sur le papier, la marge de manœuvre est confortable.
La nuance annule souvent le bénéfice. Meetic précise que l’utilisation du service avant la fin du délai vaut demande d’accès immédiat : chaque jour d’utilisation devient payable, avec un remboursement calculé au prorata. Wyylde va plus loin et fait reconnaître expressément à l’utilisateur que l’exécution du contrat débute avant l’expiration du délai de rétractation, ce qui écarte le droit de rétractation. Sur une plateforme libertine, le service commence à la première connexion — et le droit s’éteint avec.
Bumble applique une durée différenciée selon la formule : 14 jours pour les abonnements mensuels ou de durée supérieure, 6 jours pour les abonnements hebdomadaires. Un détail qui compte quand l’offre d’essai est justement hebdomadaire.
Le levier le plus efficace n’est pas la rétractation, c’est la résiliation électronique. Depuis le 1er juin 2023, l’article L215-1-1 du code de la consommation impose qu’un contrat conclu par voie électronique puisse être résilié par la même voie, au moyen d’une fonctionnalité gratuite, le professionnel devant accuser réception et indiquer la date de fin du contrat sur support durable. Le texte vise aussi les contrats en cours à sa date d’entrée en vigueur.
Le décret n° 2023-417 du 31 mai 2023 en fixe les modalités techniques, et elles sont assez précises pour être opposées : une fonctionnalité libellée « résilier votre contrat » ou par une formule équivalente en caractères lisibles, directement et facilement accessible depuis l’interface en ligne où le contrat a été conclu, une page récapitulative permettant de vérifier et de modifier les informations fournies, puis un bouton « notification de la résiliation » ou équivalent. Si ce parcours n’existe pas sur le site où vous avez souscrit, l’écart est objectif et documentable.
Sortie en cinq étapes : repérez d’abord le canal de paiement, carte via le site ou achat intégré à un store ; utilisez ensuite la fonctionnalité de résiliation en ligne si la souscription a eu lieu par voie électronique ; conservez l’accusé de réception et la date de fin annoncée ; vérifiez la disparition du prélèvement au cycle suivant ; en cas d’achat via l’App Store ou Google Play, refaites l’opération dans la gestion des abonnements du store, car la plateforme de rencontre ne peut pas l’annuler à votre place.
Agences et mise en relation : un régime bien plus protecteur
Beaucoup de célibataires quittent les applications après quelques mois et se tournent vers une agence, un service de coaching ou un organisateur d’événements de rencontre. Le changement d’univers commercial s’accompagne d’un changement de cadre juridique que presque personne n’annonce.
L’article L224-90 du code de la consommation encadre l’offre de rencontres proposée par un professionnel en vue de la réalisation d’un mariage ou d’une union stable. Elle fait l’objet d’un contrat écrit en caractères lisibles, remis au cocontractant au moment de la conclusion, mentionnant le nom du professionnel, son adresse ou celle de son siège social, la nature des prestations, le montant et les modalités de paiement du prix. Rien d’ésotérique : un devis oral suivi d’un virement ne coche aucune de ces cases.
Deux règles y sont décisives, parce qu’elles renversent exactement ce qui se pratique en ligne. Ces contrats sont conclus pour une durée déterminée qui ne peut excéder un an. Et ils ne peuvent pas être renouvelés par tacite reconduction. La clause qui structure tout le marché des applications est ici interdite.
L’article L224-91 ajoute un droit de repentir : le cocontractant peut revenir sur son engagement dans un délai de sept jours à compter de la signature, sans être tenu au paiement d’une indemnité, et aucun paiement ne peut être accepté pendant ce délai. Un professionnel qui encaisse le jour de la signature est en dehors du cadre.
Comment savoir dans quel régime vous êtes ? Le critère n’est pas le support mais la promesse. Une prestation présentée comme une mise en relation en vue d’une union stable, avec un accompagnement humain et une sélection de profils, relève de ce régime, même vendue depuis un site web. Exigez alors le contrat écrit avant tout paiement, vérifiez la durée et l’absence de reconduction tacite, et ne réglez rien avant l’expiration des sept jours.

Faux profils : ce que les plateformes admettent ne pas vérifier
Le fait le plus utile de ce guide ne vient ni d’une étude ni d’un observatoire : il vient des plateformes. Tinder écrit en majuscules dans ses conditions du 01/03/2026 qu’il ne vérifie pas les antécédents criminels ou l’identité de ses utilisateurs, et ne donne aucune garantie sur l’identité des profils. Ce n’est pas une révélation arrachée, c’est une clause assumée, opposable, et rarement lue.
D’autres se positionnent différemment. Bumble indique pouvoir demander une vérification d’identité pour garantir la sécurité, confirmer que l’utilisateur a l’âge légal — 18 ans, ou l’âge de la majorité locale s’il est supérieur — et prévenir les abus. Wyylde réserve l’inscription aux personnes majeures, la vérification d’âge étant confiée à un prestataire tiers, Jumio, et interdit explicitement les faux profils, l’usage commercial et la prostitution. Trois postures, trois niveaux d’engagement contractuel.
D’où une distinction à faire une fois pour toutes. Un badge de photo atteste qu’un selfie correspond aux clichés du profil : cela dit quelque chose de la photo, rien de la personne. Une vérification d’âge atteste de la majorité, éventuellement sans que la plateforme apprenne qui vous êtes. Une vérification d’identité rattache un compte à un état civil. Les trois sont souvent présentées sous le même vocabulaire marketing de « profil vérifié ». Elles ne protègent pas des mêmes choses.
Les signaux d’alerte de l’arnaque sentimentale sont stables : un statut socio-professionnel prestigieux associé à une mission lointaine qui rend toute rencontre impossible ; un enchaînement de malheurs qui arrive toujours après l’installation de la confiance ; le refus systématique de la visio, souvent justifié par une connexion défaillante ; une sortie rapide de la plateforme vers une messagerie privée, qui met fin à la traçabilité ; et, au bout, une demande d’argent, présentée comme temporaire.
Trois réflexes tiennent la ligne. Passez les photos en recherche d’image inversée avant tout investissement émotionnel. Vérifiez la cohérence interne du profil : ancienneté du compte, langue employée, incohérences entre le récit et les détails affichés. Et posez une règle non négociable : aucun virement, aucun code de carte cadeau, aucune cryptomonnaie, quelle que soit l’histoire. Signalez le profil à la plateforme, qui dispose d’un circuit interne, puis déposez plainte si un paiement a été effectué — le signalement à la plateforme fait tomber le compte, la plainte ouvre l’enquête.
Discrétion et données personnelles : ce que vous laissez derrière vous
Une application de rencontre agrège des éléments qu’aucun autre service ne réunit : goûts, conversations, déplacements, préférences intimes, rythme de vie. L’enjeu de la discrétion ne se limite donc pas à cacher un profil à son entourage.
La CNIL, dans sa page publiée le 25/11/2025, recommande d’abord l’usage d’un pseudonyme, qui protège l’identité et les coordonnées qui peuvent y être rattachées. Le conseil paraît modeste ; il coupe en pratique le lien entre un profil de rencontre et un nom recherchable par un employeur ou un proche.
Sur les données sensibles — orientation sexuelle, santé, religion, origines —, la CNIL rappelle qu’elles sont particulièrement protégées et interdites d’utilisation sauf si c’est nécessaire et que vous y consentez. Les sites de rencontre en collectent par construction : renseigner ces champs relève d’un choix, pas d’une obligation technique.
La même page pose un critère de choix directement exploitable : la revente ou l’exploitation de vos données personnelles à des fins publicitaires n’est pas autorisée sans votre consentement libre et éclairé. Devant une plateforme gratuite, la bonne question n’est donc pas « pourquoi est-ce gratuit » mais « qu’est-ce que j’ai accepté dans la bannière de consentement, et puis-je le retirer ». La CNIL recommande par ailleurs de fermer l’application lorsqu’elle tourne en tâche de fond, ou de désactiver la géolocalisation dès qu’elle n’est plus utilisée — une application de rencontre laissée active continue de renseigner vos trajets.
En cas de blocage, la voie est balisée : adressez d’abord la demande au service concerné, puis saisissez la CNIL d’une plainte si la réponse n’est pas satisfaisante dans un délai d’un mois.
Une confusion mérite d’être levée, parce qu’elle circule beaucoup. L’obligation de vérification de l’âge mise en œuvre par l’Arcom en application de la loi SREN du 21 mai 2024 vise les services pornographiques, pas les sites de rencontre généralistes : un arrêté du 26 février 2025 a désigné six sites établis dans l’Union européenne, dont cinq ont été mis en demeure le 1er août avant de déployer une solution. La direction technique retenue reste instructive pour tout le secteur : la CNIL, dans son avis du 26/09/2024, valide un référentiel fondé sur le double anonymat — le site reçoit une preuve de majorité sans connaître l’identité, le prestataire connaît l’identité sans savoir quel site est visité — avec un tiers vérificateur indépendant. C’est le standard auquel comparer toute demande de pièce d’identité formulée par une plateforme.
Sérieux, coquin, discret : choisir selon votre objectif réel
Reprenons les trois branches, chacune avec son modèle dominant, sa clause à contrôler en priorité et son risque principal.
Rencontre sérieuse. Modèle d’abonnements longs, reconduction tacite systématique. La clause à surveiller est l’information préalable exigée par l’article L215-1 : son absence ouvre une sortie gratuite. Si le parcours vous conduit vers une agence ou un accompagnement humain payant, basculez sur la grille du courtage matrimonial — contrat écrit, durée plafonnée à un an, pas de tacite reconduction, sept jours pour se rétracter sans indemnité.
Rencontre coquine ou libertine. Modèle d’accès immédiat, souvent assorti d’une renonciation à la rétractation dès la première connexion, comme le prévoient les conditions de Wyylde. Le droit de repentir de 14 jours ne doit donc pas entrer dans votre calcul. La clause décisive devient le préavis d’annulation — 48 heures avant l’échéance chez Wyylde — et le point de vigilance, le contrôle d’âge par un tiers, à évaluer à l’aune du double anonymat décrit par la CNIL.
Rencontre discrète ou mature. Le produit vendu est la maîtrise de l’exposition. Priorité aux réglages de visibilité, au pseudonyme recommandé par la CNIL, à la désactivation de la géolocalisation hors usage, et à la lisibilité du libellé qui apparaîtra sur le relevé bancaire. Le risque principal n’est pas financier, il est social.
Les erreurs les plus coûteuses sont les mêmes dans les trois cas : payer via un store sans savoir que l’annulation se fait ailleurs, découvrir la fenêtre de préavis après le prélèvement, et prendre un badge de profil pour une identité vérifiée alors que Tinder écrit l’inverse dans ses conditions.
Huit vérifications avant de payer, valables sur n’importe quelle plateforme : la durée d’engagement réelle ; le prix appliqué au renouvellement ; l’existence et la date de la fenêtre de préavis ; le canal de paiement et le lieu d’annulation correspondant ; la présence d’une fonctionnalité de résiliation en ligne conforme au décret du 31 mai 2023 ; le sort du droit de rétractation en cas d’accès immédiat ; ce que la plateforme déclare vérifier, ou ne pas vérifier, sur l’identité ; et le paramétrage de la géolocalisation et des données sensibles avant la première connexion. Un quart d’heure de lecture, contre un engagement qui court parfois sur une année entière.
Sources primaires consultées le 07/09/2026 : conditions d’utilisation publiées par Meetic (23/02/2024), Tinder (01/03/2026), Bumble et Wyylde (juillet 2025) ; articles L215-1, L215-1-1, L224-90 et L224-91 du code de la consommation ; décret n° 2023-417 du 31 mai 2023 ; recommandations et avis de la CNIL ; communiqué de l’Arcom du 28/08/2025.
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Sources
- CNIL — Recommandations officielles aux utilisateurs de sites et applications de rencontres : usage d’un pseudonyme « pour protéger votre identité et les coordonnées qui peuvent y être rattachées » ; les données sensibles sont « particulièrement protégées et interdites d’utilisation sauf si c’est nécessaire et que vous y consentez » ; « la revente ou l’exploitation de vos données personnelles à des fins publicitaires n’est pas autorisée sans votre consentement libre et éclairé » ; fermer l’application en tâche de fond ou désactiver la géolocalisation après usage ; possibilité d’adresser une plainte à la CNIL si le service ne répond pas de façon satisfaisante sous un mois. (Page publiée le 25/11/2025, consultée le 07/09/2026)
- Légifrance — Code de la consommation, article L215-1 — Pour les contrats de prestations de services à durée déterminée avec clause de reconduction tacite, le professionnel doit informer le consommateur par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, en mentionnant la date limite de non-reconduction dans un encadré apparent. À défaut, le consommateur peut mettre gratuitement un terme au contrat à tout moment à compter de la date de reconduction, et les avances versées après cette date sont remboursées sous 30 jours, déduction faite des sommes correspondant aux services rendus. (Version en vigueur au 18/08/2022, consultée le 07/09/2026)
- Légifrance — Code de la consommation, article L215-1-1 — Lorsqu’un contrat a été conclu par voie électronique, le professionnel doit permettre au consommateur de le résilier par la même voie, au moyen d’une fonctionnalité gratuite ; il doit accuser réception de la notification et informer le consommateur de la date de fin du contrat sur support durable. Le dispositif s’applique aussi aux contrats en cours à sa date d’entrée en vigueur. (Version en vigueur au 01/06/2023, consultée le 07/09/2026)
- Légifrance / JORF — Décret n° 2023-417 du 31 mai 2023 — Décret relatif aux modalités techniques de résiliation des contrats par voie électronique : la fonctionnalité doit être libellée « résilier votre contrat » ou par une formule équivalente en caractères lisibles, rester directement et facilement accessible depuis l’interface en ligne où le contrat a été conclu, présenter une page récapitulative permettant de vérifier et modifier les informations fournies, puis un bouton « notification de la résiliation » ou équivalent. (Publié au JORF n° 0125 du 01/06/2023, entrée en vigueur le 01/06/2023, consulté le 07/09/2026)
- Légifrance — Code de la consommation, article L224-90 — L’offre de rencontres en vue de la réalisation d’un mariage ou d’une union stable proposée par un professionnel fait l’objet d’un contrat écrit en caractères lisibles, remis au cocontractant au moment de la conclusion, mentionnant le nom du professionnel, son adresse ou celle de son siège social, la nature des prestations, le montant et les modalités de paiement du prix. Ces contrats sont conclus pour une durée déterminée qui ne peut excéder un an et ne peuvent être renouvelés par tacite reconduction. (Version en vigueur au 01/07/2016, consultée le 07/09/2026)
- Légifrance — Code de la consommation, article L224-91 — Le cocontractant d’un professionnel du courtage matrimonial peut revenir sur son engagement dans un délai de sept jours à compter de la signature du contrat, sans être tenu au paiement d’une indemnité ; aucun paiement ne peut être accepté pendant ce délai. Article créé par l’ordonnance n° 2016-301 du 14 mars 2016, sans préjudice de l’article L221-18. (Version en vigueur au 01/07/2016, consultée le 07/09/2026)
- Meetic (Match Group) — Conditions d’utilisation — Conditions publiées par la plateforme elle-même : la structure tarifaire varie selon le pays, la durée de l’abonnement, le canal de distribution, les offres spéciales et les promotions ; l’abonnement est « automatiquement renouvelé pour une période équivalente, sauf indication contraire au moment de l’Achat » ; droit de rétractation de 14 jours, mais l’utilisation du service avant la fin du délai vaut demande d’accès immédiat, chaque jour d’utilisation étant payable avec remboursement au prorata ; fenêtre de résiliation située entre 24 heures après l’achat et au minimum 48 heures avant le renouvellement ; e-mail d’avertissement envoyé « au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant » l’échéance. (Conditions datées du 23/02/2024, consultées le 07/09/2026)
- Tinder (Match Group) — Conditions d’utilisation, version France — Conditions publiées par la plateforme : accès réservé aux personnes physiques « âgée[s] d’au moins 18 ans » ; les abonnements se renouvellent automatiquement jusqu’à résiliation ; pour l’UE/EEE/Royaume-Uni/Suisse, « vous avez droit à un remboursement intégral pendant les 14 jours qui suivent le début de l’abonnement » ; les achats effectués via un service externe (Apple, Google Play) doivent être annulés séparément sous peine de facturation ; mention en majuscules « TINDER NE VÉRIFIE PAS LES ANTÉCÉDENTS CRIMINELS OU L’IDENTITÉ DE SES UTILISATEURS », sans garantie sur l’identité des profils. (Conditions mises à jour le 01/03/2026, consultées le 07/09/2026)
- Bumble — Conditions d’utilisation, version française — Conditions publiées par la plateforme : âge minimum de 18 ans (ou l’âge de la majorité locale s’il est supérieur) ; l’abonnement « sera renouvelé à la fin de la période au prix initialement payé, sauf si vous l’annulez » ; délai de remboursement différencié — 14 jours pour les abonnements mensuels ou de durée supérieure, 6 jours pour les abonnements hebdomadaires ; la suppression de l’application n’entraîne pas la résiliation du compte ; Bumble peut demander une vérification d’identité pour garantir la sécurité, confirmer l’âge légal et prévenir les abus. (Page sans date de mise à jour affichée, consultée le 07/09/2026)
- Wyylde (Koala Interactive) — Conditions générales d’utilisation — Conditions publiées par la plateforme libertine : « tout abonnement payant est assorti d’une clause de reconduction tacite », l’annulation devant intervenir au moins 48 heures avant l’échéance depuis les paramètres d’abonnement ; l’utilisateur « reconnaît expressément que l’exécution du contrat débute avant l’expiration du délai de rétractation », ce qui écarte la rétractation de 14 jours ; « l’inscription est gratuite et réservée aux personnes majeures et strictement interdite aux mineurs », avec vérification d’âge par un prestataire tiers (Jumio) ; retrait de contenu possible à tout moment ; usage commercial, prostitution et faux profils interdits. (Conditions datées de juillet 2025, consultées le 07/09/2026)
- CNIL — Avis de la CNIL rendu le 26/09/2024 sur le référentiel de l’Arcom relatif à la vérification de l’âge pour l’accès aux contenus pornographiques : le référentiel impose une solution de « double anonymat » — le site reçoit une preuve de majorité sans connaître l’identité, le prestataire de vérification connaît l’identité sans savoir quel site est visité — et exige un tiers vérificateur indépendant du site, recommandation portée par la CNIL depuis 2021. La CNIL rappelle que la vérification d’âge complète, sans les remplacer, le contrôle parental et l’éducation au numérique. (Publication du 11/10/2024 (avis du 26/09/2024), consultée le 07/09/2026)
- Arcom — Communiqué officiel : en application de la loi SREN du 21 mai 2024 et d’un arrêté ministériel du 26 février 2025 désignant six sites pornographiques établis dans l’Union européenne, l’Arcom a mis en demeure cinq de ces sites le 1er août après avoir constaté l’absence de dispositif de vérification de l’âge ; les cinq ont depuis mis en place une solution et le sixième a réactivé la sienne après lettre d’observation, conduisant le collège à ne pas engager de procédure de blocage et de déréférencement. Précision utile pour le guide : cette obligation vise les services pornographiques, pas les sites de rencontre généralistes. (Communiqué du 28/08/2025, consulté le 07/09/2026)
